← Tous les témoignages

Catherine Quérard, GHR : l'alerte sur « l'arnaque à la tâche » et l'explosion des faux avis

Catherine Quérard connaît l'hôtellerie-restauration depuis l'enfance — son oncle tenait un restaurant ouvrier à Nantes, où elle a fait ses premiers services à l'âge de 12 ans. Aujourd'hui, elle dirige un holding de huit établissements à Nantes, Lorient et Brest. Le 14 novembre 2023, elle est élue présidente nationale du GHR (Groupement des Hôtelleries & Restaurations de France), succédant à Didier Chenet.

L'explosion des faux avis

Depuis septembre 2024, le GHR observe un phénomène alarmant : une explosion de faux avis 5 étoiles sur Google, avec ou sans commentaires, qui faussent les notes des établissements et minent la fiabilité du système dans son ensemble. Paradoxalement, ces faux avis positifs sont aussi destructeurs que les faux avis négatifs — ils créent une suspicion généralisée et génèrent de fausses accusations envers les professionnels honnêtes.

L'arnaque à la tâche

Quérard dénonce un mécanisme de fraude sophistiqué : l'arnaque à la tâche. Il s'agit d'un système pyramidal qui cible des demandeurs d'emploi ou des personnes cherchant un complément de revenu. Les victimes sont recrutées pour écrire des avis positifs ou négatifs sur des hôtels et restaurants qu'elles n'ont jamais visités, en échange d'une rémunération. Elles sont ensuite piégées dans des schémas financiers frauduleux.

L'action institutionnelle

Le 1er octobre 2024, Quérard rencontre Marina Ferrari, ministre déléguée au Tourisme, pour un entretien d'une heure. Elle alerte également le ministre du Commerce et des PME sur ces pratiques et demande une enquête sur les réseaux d'arnaques.

Le GHR programme une réunion avec l'équipe juridique de Google pour améliorer les procédures de suppression des faux avis.

« Les faux avis et les arnaques à la tâche constituent une responsabilité collective. »

— Catherine Quérard, éditorial GHR, mars 2025

Elle appelle les plateformes — TripAdvisor, Google, Trustpilot — à renforcer leurs technologies de détection, leurs équipes de modération, et à collaborer avec les organisations professionnelles. Car malgré les mécanismes de signalement existants, faire supprimer un faux avis reste extrêmement difficile.

Ce que cette affaire révèle

Le phénomène décrit par Catherine Quérard marque un changement d'échelle. On ne parle plus d'un client mécontent ou d'un concurrent malveillant, mais d'une industrie du faux avis organisée à grande échelle, avec des réseaux de recrutement, des systèmes de paiement et des volumes industriels. Face à cette menace, seule une réponse coordonnée — plateformes, pouvoirs publics, profession — peut être efficace.

Et si les avis étaient enfin vérifiés ?

GuestNote.Club certifie chaque avis par vérification Wi-Fi. Seuls les clients réellement présents sur place peuvent noter. Les avis restent privés, partagés uniquement entre amis de confiance.

Découvrir GuestNote.Club